22 déc
Une nouvelle définition de la R&D éligible au titre du CIR
Face à cet état des lieux, le projet d’instruction fiscale soumis à consultation[1] de mi- juillet à fin août dernier propose une homogénéisation des définitions de la R&D. Il illustre les différents types de R&D avec des exemples d’activités éligibles dans divers secteurs d’activités (Biologie, Chimie, Sciences exactes, TIC, Sciences humaines). La distinction entre activités de R&D et innovation est précisée et les frontières du développement expérimental sont explicitées. Par ailleurs, des définitions de concepts clés pour la R&D sont données : prototypes, conception industrielle, ingénierie industrielle et outillages, production à titre d’essai, etc.
Ces définitions des travaux éligibles offrent une meilleure visibilité et garantissent une plus grande sécurisation quant aux déclarations de CIR, puisque tous les acteurs pourront s’appuyer sur le même support. Cette amélioration permettra notamment de lutter contre le clivage culturel existant entre les acteurs publics et privés de la R&D, pouvant se révéler par exemple lors de l’étude d’un dossier de CIR par un expert du MESR.
Confirmation de l’importance de l’“Etat de l’Art” : L’état de l’art permet de s’assurer que l’entreprise a identifié et exploité les connaissances accessibles au début du projet pour atteindre l’objectif visé. Il est constitué par toutes les connaissances accessibles au moment des travaux de R&D et utilisables par l’homme du métier.
=> Le Manuel de Frascati est confirmé comme la référence internationale !
Ainsi, de par ce nouveau projet de loi, le Manuel de Frascati devient le socle sur lequel repose le CIR. Edité par l’OCDE[2] en 2002, ce manuel est confirmé comme la référence internationale s’agissant de la définition du périmètre des activités de R&D.
[1]Disponible sur www.impots.gouv.fr
[2]OCDE :Organisation de Coopération et Développement Économiques

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